Mouloud Ounnoughène a donné une conférence au Centre d’études Diocésain, autour de son ouvrage « La musique autrement De la note à la thérapie » (Ed. Dar Khettab 2022).
Un livre bien fouillé tant sur l’angle musical, depuis l’aube de l’humanité à ce jour, que l’angle scientifique. Beaucoup de noms de médecins ou philosophes préconisant les bienfaits de la musique, des siècles passés ou de notre ère sont cités, à l’instar d’Al Farabi, Al Kindi et autres. Pour Nietzsche : « la musique est un langage conceptuel et sonore par lequel une de ses lectures possibles est la perception d’un contenu de sentiment, d’instincts et de symbolisation » (p. 117).
L’ouvrage est adressé aux scientifiques quand on voit des termes précis sur l’organisme qui nous échappent, comme aux musiciens ou encore aux simples néophytes. « La musique est un espéranto d’émotions qui agit comme un révélateur de nos états d’âme enfouis. Il n’est jamais trop tard pour apprécier, apprendre ou découvrir la passion de la musique » (parenthèse en 4e de couv.).
En clair, écouter la musique, c’est à la portée de tous, ça provoque de la dopamine, un bien-être, une douceur… Selon le conférencier, on perçoit des effets bénéfiques de la musique dans le cas d’atteintes cérébrales. La musique peut contribuer, par la réorganisation des circuits neuronaux affectés, à améliorer la récupération de la motricité ou de la parole.
En conclusion, le travail de M. Ounnoughène apporte une pierre à l’édifice pour l’être en quête des petits bonheurs, en quête du sens dans ce monde qui nous brutalise en permanence.
Un livre qui pourrait ouvrir des débats, des colloques, des journées d’étude dans nos institutions culturelles – souvent vides ou transformées en maternelles, à travers le territoire nationale-, conviant les différentes strates de la société à comprendre, à rééduquer nos idées surannées, et saisir l’impact des musiques sur nos cerveaux.
Car, imaginons une seconde un monde sans musique, sans chants d’oiseaux, sans bruits de vagues, sans notes de piano… « La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée » (Platon), donc osons la folie sage étouffée en soi par tous les interdits.
N.S.
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