
La Méditerranée est liée aux concepts d’humanité et des échanges ancrés en nous. Elle est l’envie de liberté et de partage ; un leurre, une illusion pour ceux qui ferment leurs frontières à double tours. A ce moment-là peut-on créer la communauté cosmopolite en Méditerranée où toutes les errances sont permises !
La question est posée depuis des décennies par tant d’auteurs et autres passionnés.
La littérature universelle permet ce questionnement comme l’odyssée d’Homère, par un passé lointain.
Homère réputé avoir été un aède (poète) de la fin du 6e siècle av. J.-C. ; d’ailleurs, deux premières œuvres de la littérature mondiale l’Iliade et l’Odyssée lui sont attribuées.
L’Odyssée, ce récit en 24 chants, des aventures d’Ulysse après la ruine de Troie. Tous les chefs grecs étaient rentrés dans leurs États; Ulysse, en butte à la colère de Poséidon, errait depuis 10 ans sur les mers, sans pouvoir atteindre son royaume d’Ithaque… Sommes-nous les Poséidon de ce présent ?!
D’un temps plus récent, dès la première phrase Camus annonce les couleurs dans Noces : « Au printemps, Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l’odeur des absinthes, la mer cuirassée d’argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres. A certaines heures, la campagne est noire de soleil. »
Notre 6e Forum de L’ivrEscQ est aussi 60 ans d’indépendance. 6 décennies. Réflexion, c’est centré la discussion sur le prix de cette indépendance. Comprendre la colonisation. Le prix de l’indépendance pour avancer.
Pays jeune. Il y a certains qui pensent que zoomer sur le passé colonial ou sur la phase du prix de l’indépendance, c’est enfermer… or nous sommes les héritiers de ces hiers.
Ainsi, notre Odyssée dans le monde des Arts et des Lettres au Palais des Raïs (Bastion 23), les 3, 4 et 5 juillet à partir de 14h, c’est humer la méditerranée encore plus, et célébrer, enfin, le 5 juillet, date de notre indépendance, dédiée à notre amie poète Amina Mekahli avec un hommage à notre écrivain Kaddour M’Hamsadji.
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