Par Hamid NACER-KHODJA
Vingt ans après sa première édition, on ne peut rester insensible à l’ouvrage de Jean-Philippe Ould Aoudia, L’assassinat de Château Royal – Alger : 15 mars 1962 (Paris, Editions Tirésias-Michel Reynaud, 1992). Ecrit avec une rigueur non dénuée d’une légitime émotion, ce fils d’une des six victimes – médecin de son état- diagnostique sans erreur ni faute l’amère et cruelle vérité historique. A la parution du livre non commercialisé en Algérie, et plus particulièrement lors de sa réédition avec une autre jaquette et un titre légèrement modifié que l’on ne comprend pas, Autopsie d’un complot, Alger, 15 mars 1962, (Alger, ENAP-ENAL, 1994), la presse algéroise francophone s’est inscrite dans l’unanimité pour : d’une part, condamner sans appel l’assassinat et manifester de nouveau sa compassion ; d’autre part, saluer un document capital pour s’informer et comprendre l’une des dernières tragédies de l’Algérie coloniale.
Farid Abache (Le Matin, 15-16 octobre 1993), avec la reproduction de la couverture du livre, est le premier à souligner, d’emblée, « une enquête minutieuse menée depuis des années avec patience et minutie. » A l’instar de l’auteur, le journaliste s’interroge sur l’absence suspecte de Petitbon comme septième victime appelée par les tueurs de l’oas. Ce questionnement constitue un chapitre du livre devenu une constante récurrente dans l’ensemble des articles de presse (…)
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