Le bonheur parfait selon vous ?
Mon Dieu ! vous me donnez combien de jours pour vous en parler ! un regard, un sourire par la femme qu’on aime ou qu’on peut aimer.
L’espace que vous aimez le plus ?
Un endroit où il y a des gens que j’aime qui répondent à votre attente à votre regard, et là où on respire bien.
La dernière fois que vous avez ri aux éclats ?
J’étais avec mes amis. On voulait manger des moules à Paris, je leur disais : il y un endroit pas loin d’ici à deux cent mètres, et, les deux cents mètre se sont multipliés en trois, et on n’arrivait pas à bon port, une fois que nous avions trouvé l’endroit, c’était un fast-food !
La dernière fois que vous avez ravalé vos larmes ?
La vie nous réserve de fâcheuses surprises et des choses impossibles. On s’habitue à quelqu’un, à son rire, à son visage, à sa présence, à son regard. On s’habitue à cette intimité et un beau jour, il n’est plus là ! C’est tellement douloureux que les larmes n’arrivent pas à couler.
Que détestez-vous par-dessus tout chez l’autre ?
L’hypocrisie, la fausseté ; je comprends que les gens soient hypocrites parce qu’il y a un enjeu, et ils ont quelque chose de déterminant à défendre, mais gratuitement, je ne comprends pas. J’ai horreur de l’hypocrisie, c’est une forme de trahison. Je suis franc et entier, donc je ne la supporte pas chez les autres.
La faute que vous pardonnez avec indulgence ?
Une faute qui procède de notre statut d’être humain ; un être humain est faillible ; et, souvent on commet des fautes sans se rendre compte que ce sont des écarts, cette faute-là est pardonnée.
Qu’est ce qui vous passionne le plus chez l’autre ?
La disposition de cet autre à s’ouvrir sans cette méfiance qui est devenue monnaie courante chez les gens ; c’est la capacité de recevoir sans trop de réserve.
Quelle est votre plus grande crainte ?
Comme je vous ai déjà répondu, la séparation, pour moi c’est la pire des craintes ; il n y a pas pire que d’être habitué à la présence d’une personne et un beau jour, elle n’est plus là. Ma deuxième crainte, c’est la maladie.
Quel est le talent que vous auriez aimé avoir ?
J’aurais aimé être musicien, un musicien hors pair, j’aurais aimé jouer de l’accordéon, du violon et le pratiquer pour son propre plaisir.
Quel est votre principal trait de caractère ?
Au fond de moi-même, j’ai été mal dégrossi, je suis un enfant de la montagne; j’ai vécu ma petite enfance en caracolant par monts et vaux en Kabylie. J’ai fait un cursus scolaire primaire astreignant sur le plan physique ; je me suis habitué à une certaine rudesse et à une non-facilité de vivre; aussi, je suis tenace dans ce que je dois accomplir; en fait, je crois que rien ne s’acquière avec facilité.
Si vous pouviez changer une chose dans votre vie ?
Lorsque je ne réfléchis pas, ce que j’ai suivi comme itinéraire, je devais être médecin, lorsque j’ai eu mon bac en 1964, j’ai demandé une bourse au ministère de l’enseignement supérieur, mais, j’ai entamé déjà mes études dans le droit ; plus tard, je reçois une lettre du ministère de la santé et de la population pour compléter mon dossier de bourse, je suis, déjà, dans le journalisme. Le journalisme m’a ouvert des voies. J’aime cette traversée de ma vie.
Quelle est votre devise ?
Comme je l’ai dit précédemment, rien ne s’acquiert sans l’effort intellectuel ou physique si on n’a pas donné l’effort nécessaire pour l’obtenir.
Quel est le moment de la journée qui vous inspire le plus ?
Le matin, mon premier contact avec l’extérieur est merveilleux. Lorsque je me réveille le matin , je hume la vie et je suis prêt à commencer ma journée.
Vos compositeurs préférés…
Lezst, Tchaïkovski, Wagner…, et tant de monuments de la musique classique dite inépuisable.
Est-ce que l’écriture est un exutoire selon votre expérience…
Oui, j’aime écrire. ça a commencé par une revue qui s’appelait Promesse, dirigée par Malek Haddad qui a choisi une nouvelle qui s’appellait Fumée, c’était une espèce de déclenchement. Je découvre la nouvelle qui permet de dire ce qu’on a envie de dire sans trop tarder, ma dernière publication date de 2005 chez Casbah. C’est grisant de lire, écrire et révéler des talents.
Juste un mot pour chaque mot : Votre livre de chevet : Verlaine. Mer : Méditerranée. Saison : Printemps. Femme : amour. Radio : écho. Année : 1944. Verbe : aimer.
Et Dieu dans le cours du temps, pendant et après la vie…
Merci
Une Réponse pour cet article
Monsieur,
nous nous sommes rencontrés quelques fois à la rédaction d’el moudjahid (1970/1980).
Je souhaite vous revoir. Je vis à Constantine.
Bonne journée
Hocine Mahdi
Auteur
« Mourir en France 1983 »
« Si la haine m’était contée » 199O »
Journaux :
El manchar
L’hebdo Libéré
Le jour d’Algérie
Algérie Actualité (contribution gratuite)
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